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KAYES : UNE CAMPAGNE RADIOPHONIQUE SYNCHRONISÉE (L'Essor 13/05/2002)
Un message du haut commissaire a été ainsi diffusé trois jours durant en synchronisation dans toutes les radios de proximité de la commune de Kayes pour expliquer les devoirs de l'électeur autour et dans les bureaux de vote.
Pour un total de 679.700 électeurs inscrits dans la région de Kayes, 171.510 résident dans le cercle de Kayes et 46.937 dans la seule commune de Kayes.
Le haut commissaire Minkoro Kané a voté à 8h20 au bureau n°13 en présence du maire de la commune et de plusieurs responsables des services administratifs et militaires.
Après un tour dans plusieurs bureaux de vote de Kayes et de Goméra à 25 km de là sur la route de Yélimané, le haut commissaire et sa délégation ont constaté le bon déroulement des opérations dans les différents bureaux de vote avec une affluence moyenne en ce début de matinée du 12 mai.
Interrogés, les différents présidents des bureaux de vote ont confirmé le bon déroulement des opérations.
KOULIKORO : BONNE ORGANISATION, FAIBLE AFFLUENCE
Les électeurs ne se sont pas bousculés dimanche devant les bureaux de vote à Koulikoro. Les interprétations de cette défection sont diverses mais celle qui revient le plus fréquemment est l'indifférence des électeurs vis-à-vis des consignes de vote donnés par les états-majors des partis. Les avis étaient aussi partagés sur l'incidence au final du démarrage timide des opérations sur le taux de participation.
L'organisation, elle, n'a pas eu grand chose à se reprocher puisque le scrutin a commencé à 8 heures dans tous les bureaux de vote, exception faite du bureau n°7 au haut commissariat où les opérations ont commencé à 8h10 faute de cadenas pour sécuriser l'urne et au bureau n°6 au marché de Koulikoroba où l'urne manquait de support de cadenas et où on notait aussi l'absence d'encre et d'encreur.
Ces petits pépins rapidement réglés n'ont en rien entamé la sérénité exceptionnelle du scrutin. Le dispositif sécuritaire a cohabité avec celui de la Croix rouge qui a louablement déployé des secouristes dans tous les bureaux de vote.
Le cercle de Koulikoro compte 69.870 électeurs pour 202 bureaux de vote. Dans la commune urbaine de Koulikoro, 16.621 électeurs se répartissent entre 32 bureaux de vote. Le taux de participation au 1er tour était de 37,7 %.
Le haut commissaire après avoir accompli son devoir civique au bureau n°7 au haut commissariat, s'est rendu dans le cercle de Kati pour vérifier sur place comment se déroulait le scrutin.
Il y avait sur le terrain 80 observateurs de la CENI, 35 du Réseau d'appui au processus électoral (APEM), 23 de la Cour constitutionnelle et deux Allemands pour l'observation internationale.
SIKASSO : UN CONFORT DE VOTE SANS BEAUCOUP DE VOTANTS
Les opérations électorales pour le 2ème tour ont démarré dans la région de Sikasso dans une atmosphère morose tant l'affluence était faible.
Les 870.057 électeurs de la 3ème région étaient pourtant appelés à accomplir leur devoir civique dans des conditions nettement améliorées dans les 1.956 bureaux de vote de la circonscription. Les autorités administratives ont mis les bouchées doubles pour palier les insuffisances constatées lors du 1er tour. Le haut commissaire Bocary Samassékou, accompagné des membres du comité régional de pilotage, a sillonné ainsi les localités de la région afin de procéder à une analyse critique de la situation et prendre des dispositions vigoureuses contre la délivrance anarchique des procurations, source de fraude. Dans la plupart des localités, le niveau très bas des présidents des bureaux de vote souvent assistés par des assesseurs tous analphabètes, a été souligné par l'administration locale. Les corrections nécessaires ont été immédiatement apportées. Les autorités régionales ont organisé des séances de formation de recyclage partout où cela était indispensable.
C'est donc avec le sentiment du devoir accompli que le haut commissaire a voté dans le bureau n°1 du quartier administratif. A sa sortie, il a souligné que les conditions de vote se sont nettement améliorées grâce à la formation des membres des bureaux de vote et à la mise en place du matériel manquant.
Au confort amélioré n'a malheureusement pas répondu l'affluence dans les bureaux de la commune de Sikasso. Par exemple dans le centre à l'école Tiéba qui abrite 8 bureaux, à 10 heures à notre passage, aucun électeur ne votait dans 4 des bureaux suscitant une grande inquiétude chez le chef du centre quant au taux de participation à ce 2ème tour. Les optimistes prédisaient un accroissement de la fréquentation dans l'après-midi.
Les représentants du candidat ATT avaient protesté contre la poursuite de la campagne électorale par les partisans de son rival après la clôture de celle-ci. C'est une radio privée de la place qui a diffusé les cassettes de campagne de Soumaïla Cissé durant la soirée de samedi. Les autorités régionales ont immédiatement réagi, exigeant de tous, le respect de la loi électorale.
Les opérations de vote se sont déroulées sans incident sur l'étendue de la région.
SÉGOU : MARKALA RÉCIDIVE
Le deuxième tour des présidentielles dans la cité des Balanzans aura été l'affaire de la jeunesse car la tranche des 18-20 ans a dominé la participation si l'on en croit bon nombre de présidents de bureaux.
Les premières enveloppes sont effectivement tombées dans les urnes dès 8 heures mais à un rythme peu soutenu vue l'affluence. Si le matériel électoral était au complet dans la majorité des bureaux de vote, on relevait l'absence ou le retard d'assesseurs et délégués de candidats notamment dans les bureaux de l'école fondamentale Sébéso à Missira et de Sébougou, la perte de la clé du cadenas de l'urne (au centre de vote du CETI), l'absence de lampe dans un bureau de Hamdallaye, d'encre indélébile et de cadenas pour l'urne à Zogofina en commune rurale de Sakoïba. Ces menus problèmes auxquels solutions rapides ont été trouvées n'étaient que broutilles auprès des dérives renouvelées de la mairie de Markala. Celle-ci qui avait déjà fait parler d'elle au premier tour, a récidivé en confiant des spécimen du bulletin de son candidat à des jeunes chargés de le montrer dans tous les centres au mépris de la loi.
A Dioro, des procurations ont été établies et confiées à des manoeuvres saisonniers. La gendarmerie de Markala a été saisie des deux cas qui relèvent de son ressort.
Le partisan d'un candidat a conservé les posters de celui-ci sur sa voiture dans laquelle il transportait ses amis, les membres de sa famille dont des mineurs revêtus de leurs "tenues de campagne". Interrogé sur cette violation de la loi, il s'est excusé, arguant de son ignorance en la matière et a "nettoyé" sa voiture non sans que les bureaux de vote et observateurs aient pris acte de son comportement. Les violations décelées lors du premier tour ont attiré, dimanche, en 4ème région un grand nombre d'observateurs nationaux et internationaux : Cour constitutionnelle, APEM, Francophonie et un observateur de marque, l'ambassadeur de Grande Bretagne.
Le haut commissaire s'était employé à corriger les insuffisances en rencontrant les responsables régionaux des opérations de vote (préfets, délégués des partis et candidats, CENI) et ce à l'issue de la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle. Cet arrêt classait, en effet, la région de Ségou au premier rang du nombre d'irrégularités décelées.
Le haut commissaire, le colonel Boubacar Ba, après avoir lui même voté au bureau du quartier administratif, a effectué une visite de terrain dans les bureaux de vote à Darsalam, Sirakoro, N'Goïn, Zogofina, Sakoïba respectivement dans la commune urbaine de Ségou et celles rurales de la périphérie.
MOPTI : LE NIVEAU DU PREMIER TOUR SERA-T-IL ÉGALÉ ?
Dans l'ensemble de la 5ème région, 777.681 électeurs répartis dans 1.728 bureaux de vote dont 15 itinérants (13 à Douentza et 2 à Ténenkou) étaient appelés à choisir entre Soumaïla Cissé et Amadou Toumani Touré pour présider aux destinées du Mali pour les 5 années à venir.
Avant 8 heures, les présidents des différents bureaux de vote visités étaient à leur place, avec le matériel électoral au complet. Toutefois aux bureaux n°13 de Komoguel II à la mairie et au bureau n°9 de la digue de Mopti, les présidents ont procédé au remplacement d'assesseurs absents pour commencer les opérations conformément à la loi à 8 heures.
Si aux environs de 9 heures l'affluence restait faible, 2 heures plus tard, l'affluence avait nettement augmenté.
Le haut commissaire Bassidi Coulibaly après avoir voté au bureau n°10 de Komoguel II à la mairie de Mopti, a indiqué que toutes les dispositions avaient été prises pour corriger les lacunes du 1er tour. Il s'est ensuite rendu dans les bureaux de vote de la digue, du centre de santé, de Toguel, de Médina-Coura, de Sévaré et de Soufroulaye pour vérifier le bon déroulement des opérations.
Le 2ème tour des présidentielles se déroule en présence des observateurs de la Cour constitutionnelle, de l'APEM (Réseau d'appui au processus électoral) et des délégués de la CENI. Si les forces de sécurité ont été mobilisées pour parer à toute éventualité, leur présence reste discrète.
Dans l'ensemble de la région, de Koro en passant par Bandiagara, Bankass, Mopti, Ténenkou jusqu'à Djenné, Youwarou et Douentza, aucun incident n'avait été signalé mais globalement, l'affluence ne semblait pas pouvoir atteindre le seuil du 1er tour alors que les conditions matérielles d'organisation ont été nettement améliorées pour accroître le confort du vote.
TOMBOUCTOU : LA MOBILISATION POUR UN SECOND TOUR PERFORMANT
Les 295.731 électeurs répartis entre 614 bureaux de vote de la région, avaient rendez-vous dimanche matin dès 8 heures avec les urnes pour choisir le prochain président du Mali.
Le haut commissaire de Tombouctou, le colonel Mahamadou Maïga a accompli son devoir civique devant une affluence notable de citoyens désireux de voter avant la grande chaleur.
Le haut commissaire de Tombouctou avait bouclé quelques heures auparavant après une tournée de prise de contact avec les préfets, sous-préfets, élus locaux. Mahamadou Maïga a expliqué à ses interlocuteurs des communes des cinq cercles que la suppression des 45,7 % des suffrage exprimée infligée à la région par la Cour constitutionnelle était imputable à des irrégularités et des négligences dans la tenue des bureaux de vote.
Pour corriger les lacunes et améliorer la gestion du scrutin pour le second tour, des mesures ont été prises relatives à la formation des présidents de bureaux et assesseurs, l'exclusion de certains d'entre eux pour incapacité à tenir leur rôle, le renforcement de la logistique avec des véhicules. Toute l'administration -préfets et sous-préfets en tête- et les élus locaux, ont promis de s'employer pour un second tour performant.
Les bureaux itinérants ont démarré depuis vendredi en direction des sites de regroupement et à ce jour aucun incident n'a été signalé. Les 614 bureaux de vote de la région de Tombouctou se répartissent en 389 bureaux fixes, 205 bureaux itinérants et 20 bureaux mobiles.
KIDAL : LES BUREAUX ITINÉRANTS VONT AUX ÉLECTEURS
Le 2ème tour des élections présidentielles s'est déroulé dans tous les bureaux de vote en toute sécurité.
Le circuit des bureaux itinérants a parfois été modifié pour tenir compte de la mobilité de la population transhumante. Par exemple le bureau itinérant de la commune urbaine de Kidal qui devait desservir Tebalit n'y est pas allé car il n'y a presque plus personne. Le bureau a, plutôt, gagné une autre vallée où est aujourd'hui concentrée la population précédemment logée à Tebalit.
Dans les bureaux fixes de la capitale régionale, le déroulement des opérations de vote a démarré au ralenti et la population n'a pas afflué en début de matinée. La recherche des noms sur les deux feuilles d'électeurs et d'émargement se révèle fastidieuse car leur ordre de classement ne répond à aucune logique.
Les démembrements de la CENI ont décélé des anomalies dont certaines ont pu être corrigées à temps par exemple, la position des isoloirs dans les bureaux 4, 6 et 7 qui ne garantissait aucune confidentialité du vote. Ils ont aussi constaté que plusieurs procurations étaient mal remplies par des responsables communaux peu familiers de l'administration. La vigilance du coordinateur régional et du président de la CEL, de la CENI a permis d'interpeller dans le bureau n°7 un individu sans carte d'identité mais possédant deux procurations dont l'une au nom d'une personne en détention et une carte d'électeur qui n'était pas la sienne. Assurant qu'il avait deux témoins à la porte, l'homme a réussi à s'enfuir en laissant sur place les documents en sa possession.
GAO : UNE FLUIDITÉ NETTEMENT AMÉLIORÉE
Il était environ 11 heures ce dimanche quand le haut commissaire, le colonel Bocary Guindo, et sa suite arrivaient au bureau I de Haoussa Foulane, commune de Gabéro, localité distante de la capitale régionale Gao, d'environ 45 km sur l'axe Gao-Ansongo.
Il y avait là deux files d'électeurs, une composée de femmes et l'autre d'hommes. La priorité était accordée aux femmes de quelque bord politique qu'elles soient. Cet arrangement illustre l'atmosphère sereine dans laquelle s'est déroulé d'une façon générale ce 2è tour du scrutin présidentiel.
Avant Haoussa Foulane, le chef de l'exécutif régional avait fait halte à Tacharane distante de 25 km de Gao. Dans cette localité qui abrite 4 bureaux de vote, le haut commissaire a constaté une forte affluence au bureau I installé à l'école fondamentale. L'absence d'agents de sécurité a promptement trouvé solution puisque 2 gendarmes de l'escorte du haut commissaire ont été détachés à cette mission.
La délégation régionale avait auparavant visité outre le bureau de Todjel Gargouna dans la commune de Gabéro, ceux de Gadèye, Sossokoïra, Samète et Dioulabougou dans la commune urbaine de Gao. Bocary Guindo a accompli son devoir civique dans le bureau n°2 de Dioulabougou sous une température qui s'est adoucie par rapport à l'intense canicule qui avait pesé sur le 1er tour.
Les présidents des bureaux de vote ont confirmé à l'unanimité le bon déroulement des opérations, un constat attesté par la fluidité du vote à la différence d'un premier tour qui a connu de nombreux cas de tentatives de fraude, surtout avec des procurations douteuses.
Bocary Guindo au terme de sa tournée des bureaux, s'est réjoui du climat de sérénité et de quiétude qui entoure le vote.
En 7ème région, 277 483 électeurs sont inscrits pour voter dans 519 bureaux dont 155 itinérants. Au 1er tour, le taux de participation a été supérieur à 45%.
O. NIANE (Kayes), A. MAÏGA (Koulikoro), F. DIABATÉ (Sikasso), A.O DOLO
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