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Rajoelina menace de quitter les négociations d'Addis Abeba (7sur7 06/11/2009)
L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a menacé dans la nuit de jeudi à vendredi de quitter les négociations sur le partage du pouvoir à Addis Abeba, si les acquis des précédentes réunions n'étaient pas respectés.
M. Rajoelina est notamment mécontent que son statut de président de la transition, déjà entériné par la communauté internationale, soit remis en question par certaines des autres mouvances politiques malgaches représentées.
Jeudi tard dans la soirée, il a quitté la salle de réunion au siège de l'Union Africaine (UA) qui dirige la médiation: "s'ils ne veulent pas de ma présidence, ils sont les responsables" du blocage, a-t-il dit, avant de s'engouffrer dans une voiture.
Dans un communiqué, M. Rajoelina a ensuite expliqué que sa mouvance était "plus que jamais déterminée à poursuivre toutes les démarches pour une issue de crise au nom de l'intérêt supérieur de la Nation".
Mais, selon lui, le respect "des acquis" de la réunion du Groupe International de Contact (GIC) le 6 octobre, qui avait validé M. Rajoelina à la présidence de la transition, doivent être respectés.
"Tous les sujets qui remettent en cause les acquis sont tout simplement inacceptables. Ainsi, pour éviter une perte de temps inutile, nous déclarons ne pas poursuivre les discussions jusqu'à la reprise d'un vrai débat, lequel devait porter essentiellement sur les répartitions logiques, cohérentes des postes des institutions de la transition", conclut le texte.
"Nous avons perdu deux journées entières dans des tergiversations inutiles", a déploré M. Rajoelina, qui a demandé "solennellement et formellement aux médiateurs de faire revenir l'ensemble des parties à la raison".
"Après cette fin de soirée en queue de poisson, due à l'intensité des négociations (...), les protagonistes doivent se ressaisir et conclure sur une note d'espoir", a dit jeudi soir à l'AFP le médiateur de l'UA Ablasssé Ouedraogo, espérant une reprise des discussions vendredi matin.
La médiation a décidé de prolonger de 24 heures les négociations, qui avaient commencé mardi et devaient initialement se terminer jeudi.
Débuté le 3 novembre, le sommet de Maputo réunissant M. Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana ainsi que les deux anciens chefs d'Etat Didier Ratsiraka et Albert Zafy, visait à répartir les postes au sein des institutions de Transition, suivant un accord signé le 9 août à Maputo.
Selon M. Zafy, "même si nous sommes trois (mouvances seulement), on va reprendre. Ce n'est pas nous qui l'avons chassé, il (Rajoelina) est parti de son plein gré", a-t-il noté.
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