SONDAGE
.
Comment jugez-vous ces propositions de blaise compaoré soumises aux principaux protagonistes de la crise en Guinée?
...Equitables...
...Non équitables...
...Sans avis...
 
- Participer au sondage
- Résultats du sondage
- Consultez les sondages antérieurs...
 

FORUM DE DISCUSSION
.
- Les discussions politiques
- Votre Opinion sur l'actualite
- Africa 2000*
- Rencontre et Detente*
- Le Monde des affaires*
 *Commun à tous les pays
 

AGENCE DE RENCONTRE
.
- Lui pour Elle
- Elle pour Lui
 

CHATROOMS
.
- Afrique
- Burkina
 *Commun à tous les pays
 

 HOROSCOPE

 


 


  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Rood-Woko: archie et désordre sans fin
(Journal du Jeudi Du 05 au 11 Novembre 2009)


Question pour un champion... en sécurité incendie: jusqu’où ira le maire, pour imposer l’ordre et la discipline au grand marché de Ouagadougou? Car, c’est peu de dire que la gestion de Rood-Woko est devenue un véritable casse-tête pour le courtmestre de la capitale. Visiblement dépassé par la montée de l’anarchie qui a refait surface autour de l’infrastructure marchande, il est monté au créneau non sans ultimatum.

«Dans les jours à venir, nous allons mettre de l’ordre, avec la souplesse, sans animosité, mais avec la fermeté», avait martelé Simon Compaoré. Et comme on devait s’y attendre, il a tenu parole, en faisant envahir, lundi dernier, la zone piétonne du marché par une horde de policiers (nationaux et municipaux) prêts à “casser” du commerçant anarchiste.Sauf qu’il n’y avait pratiquement rien à “casser”. Le désordre n’a pas eu le temps de s’installer ce jour-là. Les commerçants indisciplinés, qui narguent l’autorité communale en occupant la zone piétonne, n’ont pas eu le temps d’installer leurs étals à même la rue pavée. En effet, les flics les ont devancés sur le coup de 4 heures du matin. Le plus gros lot du bataillon a été convoyé par bus aux environs de 6 heures. A 6 heures et quart, tout le pourtour du marché était bouclé. Les policiers ont même étalé leur «zone de confiance» jusqu’au niveau du maquis Zaca ou, encore, devant les boutiques de «Burkina pas cher». Il a fallu attendre au moins 30 minutes pour voir arriver les premiers commerçants.

En fait, la descente policière a été tenue secrète jusqu’à ce matin-là. C’est donc tout surpris que les plus matinaux sont tombés sur des essaims de policiers armés de matraques. Une commerçante apeurée par la présence policière a dû négocier dur pour qu’on la laisse vendre son riz dans une des rues adjacentes. Comme les vendeurs de café qui opéraient avant son arrivée, elle a même eu l’honneur de compter des policiers parmi sa clientèle matinale. Preuve que les flics n’avaient pas eu le temps de prendre le petit-déjeuner avant le raid sur Rood-Woko...

Lorsque le nombre de commerçants a commencé à grossir et que les policiers sont devenus l’objet de toutes les curiosités, ceux-ci étaient obligés de se rendre discrets. Le commandant de la Police municipale, qui passait devant ses hommes devisant à côté d’une barrière, leur a lancé: «Vous n’avez pas besoin de vous mettre comme ça là-bas. Vous allez donner l’impression que le marché est fermé. Laissez seulement deux personnes là-bas.» En clair, Clément Ouango voulait une présence discrète. Mais les policiers pouvaient-ils rester discrets dans un marché?
Les portes de Rood-Woko sont supposées s’ouvrir à 7h30. Mais jusqu’à 8 heures, la plupart des commerçants ont choisi d’observer l’évolution de la situation avant de s’installer. «Je préfère ne pas ouvrir ma boutique et me faire blesser pour rien. S’ils (les policiers) veulent un marché ordonné comme un domicile ou un ministère, c’est mieux, ils n’ont qu’à fermer», lance Michel Bationo, un jeune démarcheur qui retient difficilement sa colère. Pour lui, les mesures de sécurité évoquées par la mairie de Ouagadougou ne seraient qu’un alibi pour les empêcher de «chercher à manger». Même son de cloche au niveau de jeunes commerçants ambulants qui ont formé des attroupements en face des barrières policières. Pour l’un d’entre eux, visiblement plus excité, il ne s’agit ni plus ni moins que de l’exagération. Partisan du désordre, il estime que «dans aucun marché de la sous-région, on n’a cherché à empêcher le désordre. Allez voir à Accra, Lomé et Abidjan. C’est comme ça».

En attendant, la décision de Simon Compaoré est sans appel: «La zone piétonne ne sera pas levée», avait-il averti jeudi dernier. Le déploiement policier qui faisait grincer des dents le lundi d’après n’est que la conséquence logique de cette décision qui a été du reste suggérée par les travaux de la Commission ad hoc de réflexion sur les doléances des commerçants de Rood-Woko. Cette instance a été mise en place le 20 août 2009 et a rendu les conclusions de ses concertations le 26 octobre. On y retient, entre autres, que «Le maintien de la zone piétonne s’explique par la protection de l’intérêt général des commerçants». Mais entre cette vision des choses et la réalité du terrain, le fossé est encore grand. La forte présence policière du lundi a certes empêché les commerçants dits anarchistes de s’installer sur la zone piétonne. L’ordre a été également remis dans la circulation tout autour du marché.

Mais cela n’a pas permis d’avoir plus d’affluence que d’habitude. Pire, la plupart des commerçants n’ont pas osé ouvrir boutique. Ils ne semblaient guère rassurés par la sécurité imposée par l’impressionnant déploiement policier. En dehors des étals des bouchers qui étaient les seuls animés, les échoppes sont restées fermées durant toute la matinée. «Ce n’est pas la police qui nous a dit de fermer. C’est nous-mêmes. On n’aime pas ce qu’ils font. On ne veut plus de bagarre. On est fatigué», lâche un commerçant, dépité.

En voulant préserver à tout prix Rood-Woko de l’anarchie qui a conduit à l’incendie de mai 2003, le maire de la capitale est dans son rôle. Mais, comme on peut le voir, cette pilule ne passe pas. Du moins, l’imposition de la discipline par les forces de sécurité n’est pas bien comprise. Apparemment, les commerçants «anarchistes» et les ambulants tiennent à occuper la zone piétonne alors que les commerçants régulièrement installés à l’intérieur du marché ne supportent pas la présence policière.

Or, sans une présence, aussi discrète soit-elle, de forces de sécurité, il sera bien difficile de faire respecter la non-occupation de la zone piétonne. D’où le dilemme du maire de Ouagadougou. Peut-il faire les omelettes (d’un marché bien organisé) sans casser les œufs (des anarchistes)? Telle est l’équation à résoudre. Aussi longtemps qu’il ne trouvera pas la solution appropriée, l’anarchie et le désordre seront sans fin.

F. Quophy

© Copyright Journal du Jeudi

Visiter le site de: Journal du Jeudi

Retour à la page d'accueil

Envoyer à un(e) ami(e)

Réagir à l'article

TOUS LES SITES DU BURKINA FASO ET D'AFRIQUE
 
- Les sites du Burkina Faso
- Les nouveaux sites
- Tous les sites de l'Afrique

DÉCOUVRIR LE BURKINA FASO
 
- Ressources d'information sur le Burkina Faso
- Tourisme

PAGES JAUNES DU BURKINA FASO
 
NOUVEAU
- Les pages jaunes du Burkina Faso avec Annuaires Afrique

ARTICLES PANAFRICAINS
 
- Tous les articles panafricains
-L'industrialisation aidera l'Afrique à rejoindre l'économie mondiale (Ban Ki-moon)  (Xinhuanet 21/11/2009)
NEW YORK (Nations Unies)-- La guerre, les infrastructures insuffisantes, les gouvernements ...
-Au Sahara, l'ancien royaume des crocodiles  (Le Nouvel Observateur 21/11/2009)
Paul Sereno est accoudé au Sarcosuchus; en haut à droite figure le croco-sanglier, en dessous ...
-Un marché commun en Afrique de l'Est dès juillet 2010  (Cyberpresse 21/11/2009)
Cinq pays d'Afrique de l'Est se sont engagés vendredi à la mise en place d'ici juillet d'un ...
-L'Afrique sur le chemin des trafiquants de drogue  (Le Figaro 21/11/2009)
Les Colombiens utilisent l'ouest du continent comme zone de transit vers l'Europe. La ...
-TRANSFERTS D’ARGENT VERS L’AFRIQUE: Ça coûte de plus en plus cher  (Sud Quotidien 21/11/2009)
Aux engagements des chefs d’Etat et de gouvernement en juillet 2009 de réduire les coûts des ...
-CAN 2010: Voici les groupes et le calendrier  (France2 21/11/2009)
En Angola, les coéquipiers de Didier Drogba devront se sortir d'un groupe B où le Ghana ...
-Sahara : D’étonnants crocodiles  (Le Pays BHM 20/11/2009)
Des fossiles de cinq espèces de crocodiles jusque-là inconnues, ayant vécu il y a cent millions ...
-La LIJAF dénonce les ingérences étrangères en Tunisie  (Xinhuanet 20/11/2009)
TUNIS -- La Ligue internationale des journalistes pour l'Afrique (LIJAF) a dénoncé, l'ingérence ...
-Le Maroc accueille la 2ème édition du Forum MEDays  (Xinhuanet 20/11/2009)
RABAT -- La 2ème édition du Forum MEDays s'est ouverte, jeudi matin à Tanger, au nord du Maroc, ...
-Co-développement: Bientôt une banque euro-arabe dédiée au projet Euromed  (Le Matin 20/11/2009)
Le Forum du sud pour une Méditerranée nouvelle (Medays) a ouvert ses travaux, hier à Tanger, ...
-Les relations Afrique-Chine sont exemplaires pour la coopération Sud-Sud (COMMENTAIRE)  (Xinhuanet 20/11/2009)
FREETOWN-- Les relations entre pays en développement, souvent désignées sous le nom de ...
-Union parlementaire africaine: à crise mondiale, solution mondiale   (L'Observateur Paalga 20/11/2009)
Après ce qu’il est convenu d’appeler la répétition générale qu’est la 55e session du comité ...
-Présentation à Bangui des stratégies nationales de développement du tourisme des Etats membres de la CEMAC   (Agence Centrafrique Presse 20/11/2009)
Les stratégies nationales de développement du tourisme des Etats membres de la CEMAC ont été ...
-État de la population mondiale 2009: L’INFLUENCE MULTIFORME DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES  (L'Essor 20/11/2009)
Le bureau du fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a rendu public mercredi dernier ...
-L’Afrique abrite un milliards d’habitants  (VOA News 20/11/2009)
Le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population fait savoir que ...
- Tous les articles panafricains

 



nces