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UMA Le sommet des réformes. (Jeune Afrique Du 11 au 18 juin 2002)
Selon le journal Jeune Afrique-L'Intelligent, "L'ordre du jour du VIle sommet de l'Union du Maghreb arabe (UMA), prévu du 21 au 22 juin à Alger, portera sur deux thèmes: le bilan et les perspectives des institutions maghrébines et la concertation politique entre les cinq États membres (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Le gel de l'UMA, décidé par feu Hassan Il, en décembre 1995, a ralenti les activités des organes subsidiaires, mais ne les a pas totalement arrêtées. Ainsi, les représentants du secrétariat général de l'organisation, du Conseil consultatif, de l'Autorité judiciaire, de l'Académie et de l'Université maghrébines vjendront-ils à Alger chacun avec son « cahier de doléances ». Le sommet d'Alger, qui sera précédé d'une réunion de « hauts fonctionnaires » (les 15-16 juin), par la 3ge session du Comité de suivi -les cinq ministres chargés de l'UMA -(les 17 -18) et par la 20" session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (le 19), aura donc à examiner le projet de réformes présenté par le secrétaire général Habib Boularès, qui souhaite redynamiser l'institution (révision de la règle de l'unanimité et des modalités de prises de décision ainsi que de leur application), mais aussi le mémorandum du Conseil consultatif (élection des députés maghrébins, pouvoir de légiférer) et celui de l'Autorité judiciaire (participation à l'élaboration des conventions et autres accords).
Il est peu probable que les chefs d'État acceptent de céder une partie de leurs pouvoirs. D'autant que les cinq ne seront pas, comme à l'accoutumée, tous présents à Alger. Le roi du Maroc et le président mauritanien devraient se faire représenter, l'un en raison des problèmes récurrents du Sahara et de la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie (les cadres marocains de l'UMA ont dû demander un visa), et l'autre en raison du maintien des relations diplomatiques entre Nouakchott et Tel-Aviv (ce qui ne plaît pas particulièrement au Guide libyen). Sur les six précédents sommets, un seul a réuni les cinq chefs d'État, celui d'AIger en juillet 1990. Le roi du Maroc a été absent de trois sommets, tout comme le Guide libyen. Le président mauritanien n'en a manqué qu'un. Les présidents tunisien et algérien, eux, ont participé à tous les sommets."
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