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Président de l’Union des journalistes congolais : Menacé par le Mlc, Kabeya Pindi Pasi en danger de mort (Le Potentiel 31/05/2006)
L’actualité dans le monde de la presse est focalisée sur le cas de la consoeur de Rfi, Ghislaine Dupont. Non en règle avec les conditions d’accréditation en Rd. Congo, la consoeur a été interdite de prester jusqu’à ce qu’elle se conforme à la loi congolaise. Le souhait de tout le monde est que sans dramatisation, cette affaire trouve une issue en l’honneur de la démocratie. Il est vrai que la consoeur est condamnable à beaucoup de points de vue notamment dans des dossiers qui n’ont rien à voir avec la liberté, mais, cela n’est pas une raison pour ouvrir un front inutile en offrant le flanc à ceux qui ne cherchent que les petites occasions pour mettre le Congo sur le banc des pays non respectueux de la liberté de presse. Il n’est pas question d’être conformiste jusqu’à faire croire que la liberté de la presse annulerait les réglementations en vigueur dans les pays libres. On ne va pas en France comme on veut et faire de reportage au nom de la liberté de la presse. En outre, le journaliste n’a pas que droit à la liberté, mais il est aussi tenu au devoir d’objectivité. Tel n’est malheureusement pas le cas des correspondants de Rfi qui croient que pour être un bon journaliste, il faut désinformer et déformer les informations. Tout Kinshasa en parle. Comme quoi, on ne peut pas résoudre le problème de Ghislaine Dupont qu’en tenant compte d’une seule face de la médaille. Pendant que l’on parle de Rfi, le président de l’Union des journalistes congolais est en difficulté avec les responsables d’un parti politique. Ils mettent à contribution des médias qui n’ont rien à envier à la radio de mille collines de triste mémoire. Pour échapper au courroux des dirigeants qui ne peuvent régler leurs problèmes qu’en promettant la mort, Kabeya Pindi Pasi de Tropicana Tv est entré en clandestinité. Les Ong congolaises de défense des droits des journalistes semblent ne pas réaliser le danger que court le président de l’Unpc. Seule l’Unpc que Kabeya Pindi Pasi dirige a réagi. Ci-dessous l’intégralité du communiqué de l’Union de la presse du Congo.
COMMUNIQUE DE PRESSE N° : UNPC/BE/051/06
L’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC en sigle, est obligée de faire la lumière sur l’absence prolongée de son Président, KABEYA PINDI PASI, vivant en clandestinité depuis près de deux semaines en vue de se soustraire des menaces de mort qui pèsent sur sa personne de la part, dit-il, du Mouvement de Libération du Congo, MLC en sigle, parti dirigé par le Vice-président de la République en charge de la Commission économique et financière, Jean-Pierre BEMBA GOMBO. En effet, à partir de son exil forcé, le Président de l’UNPC fait part au Secrétaire Général de l’Union de l’existence d’un commando lancé à ses trousses pour l’éliminer physiquement. Ledit commando, constitué de 6 personnes, a été surpris le mardi, 16 mai 2006, au bar « Le Safoutier », situé aux environs du rond-point des Huileries, dans la commune de Lingwala, par un vendeur de cacahuètes, jurant d’éliminer, cette nuit-là, le Président KABEYA PINDI PASI, en disant, nous citons : « il faut akufa, muyaka pamba ». Les malheurs du Président de l’UNPC ont commencé le jour où sa chaîne de télévision « Tropicana TV », a amorcé la diffusion de son reportage réalisé en République Centrafricaine sur les atrocités perpétrées par les miliciens du MLC, alors mouvement rebelle, en 2002, partis à la rescousse du Pouvoir finissant de Monsieur Ange Félix Patassé. Certains témoignages recueillis sur place disculpaient le MLC, d’autres par contre, l’enfonçaient. Puis vint le lynchage médiatique orchestré par Canal Kin et le CCTV, faisant défiler sur le plateau des partisans du Vice-président BEMBA qui se délectaient de tailler en pièces et de traiter de tous les noms d’oiseaux l’auteur du reportage qui, du reste, n’avait pas encore livré tous ses secrets, puisqu’il en restait encore d’autres tranches. Toutes les démarches entreprises auprès des responsables du MLC pour qu’ils reviennent à la raison ont été vouées à l’échec, chacun s’habillant de la colère de « Chairman ». L’Union Nationale de la Presse du Congo estime, pour sa part, que ce problème relève de la profession. Aussi, invite-t-elle le MLC, au cas où il se sentirait lésé par ce reportage, de saisir les instances habilitées à régler ce genre de questions, en l’occurrence l’Observatoire des Médias Congolais (OMEC) et la Commission d’Ethique et de la Discipline de l’Union. De ce qui précède, l’UNPC demande au Mouvement de Libération du Congo de mettre fin aux menaces de mort qu’il fait peser sur son Président, en ceci que la presse congolaise a encore frais en mémoire l’ignoble assassinat du couple Franck NGYKE. L’UNPC prend à témoin la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme de tout ce qui pourrait arriver à son Président. Fait à Kinshasa, le 30 mai 200.
Le secrétaire général La présidente Kasonga Tshilund, Chantal Kanyimbo
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