SONDAGE
.
Pourquoi la Monuc ne veut pas quitter la RD Congo 10 ans après son arrivée ?
...Parce qu'il est nécessaire qu'elle "autonomise" et "renforce" d'abord les institutions congolaises.
...Parce qu'elle est l'instrument sur le terrain des grands groupes occidentaux qui pillent les ressources de la RD Congo.
...Parce que son véritable objectif est la partition de la RD Congo.
Sans avis.
 
- Participer au sondage
- Résultats du sondage
- Consultez les sondages antérieurs...
 

FORUM DE DISCUSSION
.
- Les discussions politiques
- Votre Opinion sur l'actualite
- Africa 2000*
- Rencontre et Detente*
- Le Monde des affaires*
 *Commun à tous les pays
 

AGENCE DE RENCONTRE
.
- Lui pour Elle
- Elle pour Lui
 


 HOROSCOPE

 


  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

Insécurité à l’Est du pays, tolérance Zéro contre les FARDC : des poursuites seront diligentées même aux commandants d’unités
(L'Avenir Quotidien 07/07/2009)


Le porte-parole des FARDC lance une fois de plus un appel aux Fdlr de se rendre sans délai aux Ong chargées de démobilisation et rapatriement et à la Monuc * L’opinion est favorable à l’Africom, un commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique chargé des engagements sécuritaires

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été accusées il y a peu de divers crimes qui ont choqué tant l’opinion nationale qu’internationale. Et pourtant, le Chef de l’Etat avait lancé son mot d’ordre de " Tolérance Zero ". Ce mot d’ordre a été répercuté par la hiérarchie militaire à tout militaire congolais qui se porterait coupable de toute forme d’exaction contre les populations civiles.

Cette mesure est opposable à tous les hommes de troupes. Elle l’est aussi pour tout commandant d’unité FARDC qui manquerait à son devoir d’encadrement des troupes. Dans un communiqué rendu public il y a peu, le Colonel Léon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC a indiqué que cette grave décision est prise pour remédier aux bévues dont sont reprochés certains éléments FARDC dans les multiples rapports des ONG humanitaires et autres associations membres de la société civile, sur toute l’étendue de la RDC et plus particulièrement dans la partie Est du pays. " Il faudrait un moment donné, dans la gestion d’un instrument comme l’armée, qu’on s’arrête par ce qu’il y a trop de critique au niveau international, les Ong, beaucoup d’organismes en dehors disent que les forces armées de la République démocratique du Congo commettent des bévues, vols, viols, des tueries et finalement d’assassinats et tous les actes répréhensibles au regard de la loi et de la discipline ", explique t-il. " En vue de remédier à cela et de montrer que notre armée n’a pas pour vocation de commettre des bévues, mais plutôt de protéger la population et ses biens, la haute autorité a décidé : désormais, tolérance Zéro, tout militaire qui se rendrait coupable de cela soit sanctionné mais aussi tout commandant d’unité sous les ordres de qui est placé le militaire qui se rendrait coupable de ces actes, une fois que cela est avéré, sera sanctionné conformément à la loi par ce qu’il aura manqué à son devoir d’encadrement. "

Le porte-parole des FARDC, lance en plus un appel aux FDLR de se rendre sans délai aux ONG chargées de démobilisation et rapatriement. Au cas contraire, les FARDC vont les poursuivre partout où ils se trouvent, pour les neutraliser. Entre-temps, il est constaté sur le terrain d’affrontement que certains Mai-Mai, appuyés par le Pareco ont investi la localité de Lunyensenge. De même à Kabare, il est signalé des affrontements violents entre FARDC et FDLR.

Les Mai-Mai et le Pareco investissent Lunyansenge

D’après les informations en notre possession, la localité de Lunyansenge à près de 80 kilomètres au sud-ouest de Lubero est désormais sous occupation des combattants Maï-Maï. Depuis 4 jours en effet, ces combattants y font la loi et demeurent les seuls maîtres dans cette localité. La population est à la merci de leurs tracasseries. Les responsables militaires disent être informés de la situation et promettent de pacifier très prochainement cette localité. Ces Maï-Maï du Pareco, réfractaires à l’intégration de l’armée ont profité du retrait momentané des troupes FARDC à Lunyansenge pour prendre s’emparer de cette localité. Depuis un mois, les troupes FARDC qui étaient basées à Lusansenge sont en opération contre les FDLR, dans ce même secteur.

Dès leur arrivée, vendredi dernier, les Maï Maï ont pillé certaines habitations, indique des sources sur place. Argent et téléphones ont été pris sur certains habitants. Par ailleurs, pour se nourrir, les nouveaux occupants se rabattent sur la population civile. Chaque civil doit ainsi contribuer à leur ration alimentaire. Les sources administratives affirment même qu’une psychose règne actuellement au sein des habitants de Lunyansenge. En raison de l’insécurité, certains habitants passent la nuit dans la brousse pour regagner la journée le village. Ces habitants disent craindre un éventuel affrontement entre les FARDC et ces combattants Maï Maï.

Entre-temps, il est signalé de violents combats qui opposent les FARDC aux rebelles rwandais des FDLR, dans la chefferie de Ninja, en territoire de Kabare. Selon des sources concordantes, les FDLR ont attaqué deux positions de l’armée régulière basées à Tshololo et Mageyo. La population elle, a trouvé refuge dans les localités voisines. Contacté, le commandement Kimia II au Sud Kivu s’est refusé à tout commentaire. L’attaque a commencé aux environs de 5 heures du matin. Des rebelles FDLR venus de Miranda s’en sont pris aux positions de l’armée régulière basées à Tshololo et Mageyo, deux localités de la chefferie de Nindja, affirment des sources militaires et civiles qui gardent l’anonymat.

De violents combats ont suivi et ont duré toute la journée de dimanche. Les FDLR auraient progressé en s’emparant des localités de Kabuye et Nyanzibwe jusqu’ à Nindja centre et y auraient brûlé le marché central, précisent les mêmes sources. C’est aux alentours de 18 heures que les FARDC ont pris le dessus sur les assaillants. Ils auraient repoussé jusqu’au-delà Tshololo, affirme une source militaire. D’après plusieurs témoignages, cette attaque est consécutive à celle menée il y a quelques jours par les FARDC sur des positions FDLR à Miranda. Et depuis, la tension n’a fait que monter dans la chefferie.

Lancer Umoja 2

L’opinion a cru, peut-être à tort que la présence du Chef de l’Etat dans cette partie Est du pays permettra de lancer une opération du type " Umoja bis ", dans le but de traquer les FDLR et leurs alliés qui n’ont comme profession que de semer la mort dans le chef de cette population sans défense. Le gouvernement va-t-il demeurer inactif face à cette situation que traverse la population, pendant qu’il est prouvé que l’aide technique apportée par la Monuc aux FARDC ne leur permet pas de pouvoir se mesurer à ces hors-la loi imbus d’esprit de vengeance.

Le gouvernement a lancé plusieurs plans de stabilisation, voir le développement de l’Est du pays, dont la matérialisation est attendue par tout le monde. La manière dont on traque les FDLR, c’est comme si ils entrain de se multiplier, pendant qu’ils sont pourchassés. Allons continuer avec cette vieille donne, ou le gouvernement va proposer quelque chose de concrète ? N’y a-t-il pas des personnalités congolaises qui profitent de cette situation créée à l’Est, pendant que tout le monde ne prédisait même pas un certain avenir à cette portion des FDLR restée disséminées dans la brousse.

Le Chef de l’Etat Joseph Kabila a appelé à un soutien massif des Congolais aux Forces armées de la République, est-ce que la population a suivi cet appel ? Pour répondre dans l’affirmative, nous devons nous rendre compte que les conditions de vie des militaires qui sont au front ont changé, c’est-à-dire, ils reçoivent, pas seulement la ration journalière conséquente, mais aussi leurs soldes de manière régulière. Sinon, les vaillants soldats ne recevront qu’un soutien inconditionnel de la population, mais pas une attention particulière de sa hiérarchie militaire.

Pour ne pas se voiler la face, c’est le moment de proposer au Chef de l’Etat le format d’un " Umoja 2 ", qui réunira non seulement les Forces armées de la République, mais aussi l’armée patriotique rwandaise et les forces de la Monuc. Même si il faut d’attendre à des critiques dans l’opinion publique, il ne faut pas se voiler la face, parce que cette opération projetée aura comme bénéfice de sauver plusieurs vies, qu sont aujourd’hui victimes des affres des rébellions étrangères, mais installées au pays. Car de plus en plus, l’on se rend compte que la question de l’Est du pays, loin d’être simplement une question de discipline militaire, c’est une question essentiellement des ressources humaines qui devront être non seulement formées, mais motivées.

Les populations préfèrent l’AFRICOM

La crise que la Rdc connaît depuis le début des années 2000 a mis à nu toutes les initiatives de l’Union Africaine, voire de certaines communautés régionales. C’est ainsi que les Etats-Unis d’Amérique, à travers le Département de la Défense des Etats-Unis a activé le Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique (US AFRICOM), le sixième commandement géographique unifié dans la structure des commandements unifiés du Département de la Défense. Le commandement a comme mission de diriger des engagements sécuritaires soutenus et persistants avec nos partenaires africains, axés sur des programmes visant à prévenir les conflits et à stimuler le dialogue et le développement continus. Ces engagements sont définis par le terme "sécurité active" et incluent des programmes militaires à militaires et des activités sponsorisées par les forces militaires qui favorisent un environnement africain stable et sûr pour soutenir la politique étrangère des Etats-Unis.

Le but de la sécurité active est d’aider les Africains à marginaliser les ennemis de la paix, à prévenir les conflits, à stimuler la croissance des institutions légitimes et des gouvernements stables et justes, et à soutenir le développement des sociétés civiles. L’AFRICOM mesurera son succès par ses contributions à la stabilité, à la sécurité, à la santé et au bien-être des nations, du peuple et des institutions régionales de l’Afrique. On s’attend à ce que cette mission à long terme prenne des décennies pour se réaliser, en partenariat avec les nations africaines et la communauté internationale.

De l’avis de beaucoup de gens, cette force doit être la bienvenue en ce qui concerne la Rdc, car elle va aider non seulement au renforcement des capacités des FARDC, mais à lutter efficacement contre la survenance des conflits sur le continent. Voilà une occasion qui permettra à cette population fatigué de la guerre, de pousser un ouf de soulagement et au pays de poser les bases solides pour un développement durable.

L’Avenir

© Copyright L'Avenir Quotidien

Visiter le site de: L'Avenir Quotidien

Retour à la page d'accueil

Envoyer à un(e) ami(e)

Réagir à l'article

TOUS LES SITES DE LA R.D.C. ET D'AFRIQUE
 
- Les sites de la R.D.C.
- Les nouveaux sites
- Tous les sites de l'Afrique

DÉCOUVRIR LA R.D.C.
 
- Ressources d'information sur la R.D.C.
- Tourisme


ARTICLES PANAFRICAINS
 
- Tous les articles panafricains
-HARMONISATION DE LA DIRECTIVE DE LA CEDEAO SUR LE SECTEUR MINIER: Une mesure qui peine à être effective  (Sud Quotidien 31/07/2010)
La directive de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques sur le ...
-Global Voice créé des problèmes partout : Gbagbo déchire la licence de la société, Vodafone conteste au Ghana, au Congo le trafic international baisse...  (Politico 31/07/2010)
L'affaire Global Voice continue de faire débat au sein de l'opinion et dans le milieu des ...
-Afrique: Des promesses habituelles sur la santé infantile et maternelle  (IPS 30/07/2010)
KAMPALA - Au cours du sommet de trois jours des chefs d’Etat de l'Union africaine, environ ...
-Afrique : 27 millions de chômeurs en 2009 à cause de la crise économique mondiale (INTERVIEW)  (Xinhuanet 30/07/2010)
YAOUNDE -- Caractérisée par un taux de 10% des travailleurs du secteur formel, spécifiquement ...
-CICR : la Convention sur les armes à sous-munitions entre en vigueur le 1er août  (Xinhuanet 30/07/2010)
GENEVE) -- La Convention sur les armes à sous-munitions entrera en vigueur le 1er août 2010 et ...
-Renforcement de la coopération économique entre les Etats-Unis et l’Afrique  (Afrique Avenir 30/07/2010)
L'édi­tion 2010 du Forum de l'AGOA (loi sur la crois­sance et les pos­si­bi­li­tés ...
-Quel bilan pour le sommet de l’Union Africaine?  (Les Afriques 30/07/2010)
Le 15ème sommet de l’union Africaine s’est achevé mardi à Kampala. Au total une trentaine de ...
-Du 26 au 30 juillet 2010 : La BAD en séminaire sur le rôle des parlements dans la promotion de la bonne gestion des finances publiques  (L'Avenir Quotidien 30/07/2010)
Aujourd’hui le 30 juillet 2010 à Banjul en Gambie, va se clôturer le séminaire de la Banque ...
-L’Afrique à l’ère du Cinquantenaire : L’heure des bilans et des perspectives  (L'Avenir Quotidien 30/07/2010)
Le continent africain est à l’honneur cette année 2010, non seulement pour le fait d’avoir ...
-L’ONU reconnaît l’accès à l’eau potable comme un droit humain  (L'Orient- Le Jour 30/07/2010)
L'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi l'accès à une eau de qualité et à des ...
-Prévenir la prochaine crise alimentaire au Sahel  (La Croix 30/07/2010)
L’aide d’urgence se déploie au Niger, qui connaît une crise alimentaire. Des responsables ...
-La Ligue arabe pour la reprise d’un dialogue direct entre Israël et les Palestiniens  (EuroNews 30/07/2010)
Réunis au Caire ce jeudi, les dirigeants de la Ligue arabe ont néanmoins laissé au Président de ...
-La méfiance réciproque entre pays du Sahel freine la lutte contre Aqmi  (L'Express 30/07/2010)
BAMAKO — La méfiance réciproque entre pays de la bande sahélo-saharienne freine la coordination ...
-Harmonisation des cadres réglementaires des télécommunications et des TIC dans l’espace UEMOA: VITE, VITE !  (L'Essor 30/07/2010)
Les ministres en charge des télécommunications des pays membres de l’Union vont évaluer le ...
-L’Afrique attire les investisseurs internationaux  (Afrique Avenir 29/07/2010)
Agri­cul­ture, sec­teur mi­nier, éner­gie, trans­port ma­ri­time et aé­rien... Les ...
- Tous les articles panafricains

 



nces