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Les guerres secrètes à la française : le cas rwandais (Le Courrier d'Abidjan 02/08/2005)
Stratégie – Après notre dossier sur «la guerre que Chirac nous prépare», plongée dans la «guerre en escaliers» du Rwanda, où la France officielle a utilisé une opération de l’ONU (Turquoise) et un cadre de paix international (Arusha) pour camoufler ses forces spéciales au service de ses alliés, les génocidaires. Et porter un coup fatal… qui a échoué.
La mise en relation des derniers événements survenus en Côte d’Ivoire en fait une évidence : Jacques Chirac et son état-major le plus proche se préparent à mettre en scène une «guerre totale» en Côte d’Ivoire pour empêcher le désarmement des rebelles, la réélection du président Laurent Gbagbo sous la bannière patriotique, et la liquidation symbolique de la Françafrique. Pour cela, il mise sur l’arme favorite de la stratégie impériale hexagonale depuis les guerres d’Indochine et d’Algérie : la guerre secrète. La crédibilité de cette thèse ne peut être évaluée qu’à l’aune d’affrontements de type similaire ailleurs en Afrique et de la réponse que Paris a choisi d’y apporter. C’est la raison pour laquelle l’étude du cas rwandais en 1994 est un outil précieux pour comprendre «la guerre que Chirac nous prépare». Le livre du journaliste français Patrick de Saint-Exupéry, toujours en service au Figaro, est l’outil idéal pour mettre en parallèle le passé rwandais et le présent ivoirien. Patrick de Saint-Exupéry a été l’envoyé spécial de son journal au Rwanda durant le génocide. Contrairement à de nombreux journalistes de son pays qui ont fermé les yeux devant «l’horreur qui leur pendait au visage», selon l’expression de François-Xavier Verschave, il a été marqué par ce qu’il a vu au pays des mille collines, et a rédigé, dix ans plus tard, «L’inavouable – La France au Rwanda». Cet ouvrage nous permet de comprendre plusieurs réalités communes aux conflits ivoirien et rwandais : la volonté forcenée de l’Empire de préserver ses «possessions» face à une menace fantôme géopolitique ; le double langage consistant à soutenir une «solution finale» militaire malgré l’existence d’accords de paix dont on se fait en apparence l’ardent défenseur ; la manipulation de l’ONU et l’utilisation de forces spéciales français dans le cadre de l’appui aux alliés de Paris.
1 – La thèse de l’Empire en danger
Dans son livre qui se présente comme une conversation avec un Dominique de Villepin pris à témoin, Patrick de Saint-Exupéry situe l’enjeu rwandais pour le pouvoir de François Mitterrand. «François Mitterrand est un homme de pouvoir fasciné par l’Histoire et ses convulsions, fasciné aussi par la manipulation, fasciné enfin par les théories du complot. Tout à la fois pragmatique, cynique et ambivalent, c’est un homme de gauche qui a conservé de solides amitiés à droite, dans les réseaux antigaullistes en particulier. Ministre des Anciens Combattants pendant le conflit indochinois, ministre des Colonies durant la IVè République, ministre de l’Intérieur au début de la guerre d’Algérie, François Mitterrand fut séduit par la «guerre révolutionnaire». (…) Les apprentis sorciers joueront de cette fascination. François Mitterrand est des leurs, ils uniront leurs forces. Afin de régénérer l’empire, ils proposeront au président vieillissant un élixir de jouvence. Un dessein. Une intrigue à sa hauteur. Il s’agira de déjouer un complot. Un complot contre la France. Contre la France en Afrique. Alors ils s’emparent du Rwanda. De cette dictature tropicale que Jean-Christophe Mitterrand fréquente régulièrement. Ils en font le nœud de leur démonstration. Le point d’appui de leur théorie. C’est là que se trouve le cœur du complot, assurent-ils. Et notre président de les suivre, en totale connivence. Puisque c’est un complot, il faut faire front. Ce que nous ferons. En développant une logique de comploteurs paranoïaques. (…) L’ennemi de notre «famille» rwandaise vient d’Ouganda : il est anglophone. L’Ouganda n’est guère éloigné de Fachoda : c’est qu’il y a une volonté d’hégémonie. L’ennemi parle anglais : c’est une preuve. (…) A ce stade, la conclusion s’impose : les Américains sont en train de s’emparer du monde. Ils viennent de lancer au Rwanda une «guerre révolutionnaire» contre la France. Contre l’empire français.»
En Côte d’Ivoire, les fantasmes français sont du même acabit, d’autant plus qu’il s’agit du centre de l’Empire, et non de sa périphérie. L’ennemi n’est pas un mouvement rebelle sponsorisé par les Américains mais un gouvernement soupçonné de vouloir «casser la Françafrique».L’intérêt obsessionnel pour les «pasteurs pentecôtistes d’inspiration américaine» qui entourent le président Gbagbo et surtout son épouse, participent d’une logique d’auto persuasion, de la part de personnes qui veulent faire un «gros coup». Le documentaire de Canal + qui va d’une séance de prière à la résidence présidentielle à la construction de la gigantesque nouvelle ambassade américaine en passant par la fermeture du couloir entre le domicile de Gbagbo et celui de l’ambassadeur français trahit bien un état d’esprit bien ancré. Les drapeaux américains dans les manifestations patriotiques, l’hystérie de Paris quant aux probables appuis israéliens (Israël étant l’allié indéfectible des Américains) aux FDS et les éructations haineuses de Jacques Chirac contre l’Anglophone Thabo Mbeki ferment le ban. Aux grands maux, les grands remèdes. Impossible de s’en remettre à la démocratie pour trancher le conflit d’intérêt provoqué par ces horribles Yankees. D’autant plus que Gbagbo est en bonne position pour gagner. Par ailleurs, Jacques Chirac est dans le même état psychologique de François Mitterrand en 1994 : en bout de course, affaibli politiquement et raillé même par ses alliés, il a besoin de peser sur le cours des événements dans le seul espace géographique où il est encore craint, l’Afrique.
2 – D’Arusha à Marcoussis : le cache-sexe du soutien aux accords de paix
La petite histoire dit que Paul Barril, gendarme français doublement au service de l’exécutif rwandais et de la France mitterrandienne, avait acheté à la fois l’avion personnel du président Habyarimana et le missile antiaérien qui a abattu ledit avion, créant ainsi le contexte précipitant le génocide. Les Français auraient-ils eux-mêmes abattu Habyarimana pour empêcher l’application des accords de paix d’Arusha ? L’attitude de l’actuel exécutif français face aux accords de Linas-Marcoussis et de Pretoria conforte cette thèse. Ainsi, Kléber, par ses décisions révoltantes, a été le premier coup tordu contre Marcoussis. Par ailleurs, Paris n’a jamais exigé l’application du point 7 de l’accord qu’elle a parrainé : le désarmement des rebelles dès la formation du gouvernement d’union nationale. La France a torpillé le référendum sur l’éligibilité, alors que tous les exégètes de Marcoussis (dont Seydou Diarra) affirmaient qu’il était prévu. Aujourd’hui, elle soutient le G7 dans la logique de la «transition» de deux à trois ans… sans Gbagbo, si possible. Elle déresponsabilise la rébellion en camouflant ses crimes à Petit-Duékoué comme à Agboville.
Au Rwanda, la France officielle a feint de faire la paix… tout en préparant la guerre aux côtés de ses alliés. Malgré un embargo voté par le Conseil de sécurité des Nations unies, elle a continué d’armer ou de fermer les yeux sur l’armement du camp du génocide. Patrick de Saint-Exupéry nous le dit. «Début 1994, alors que la France assure s’être totalement désengagée du Rwanda, une trentaine de soldats restent sur place. Par l’intermédiaire du vendeur d’armes Dominique Lemonnier et d’autres réseaux, le soutien actif se poursuit. A Bruxelles, les services de renseignements signalent qu’ «une campagne de dénigrement des casques bleus belges» est organisée. Dans un télégramme en date du 15 mas 1994, ces services rendent compte de «livraisons d’armes en provenance de France» et rappellent qu’a «déjà été interceptée, le 21 janvier 1994, à l’aéroport de Kigali, une livraison de munitions déclassées parmi lesquelles des mortiers de l’armée belge en provenance de France». L’extermination démarre trois semaines après l’envoi de ce télégramme. Le 6 avril 1994 très exactement. Vers 20 heures 30. (…) Du 19 avril au 18 juillet 1994, en plein génocide, le «contact» du général Huchon a organisé, grâce à deux sociétés – DYL-Invest (France) et Mil-tec Corporation (Grande-Bretagne) –, six livraisons d’armes pour un montant de 5 454 395 dollars. (…) Le 19 mai 1994, un ancien des services secrets français en charge du dossier Rwanda au ministère de la Coopération avait affirmé à Gérard Prunier : «Nous livrons des munitions en passant par Goma. Mais bien sûr, nous le démentirons si vous me citez dans la presse.» (…) Le 18 juillet, en pleine opération Turquoise, des armes sont livrées aux tueurs en exil. L’aéroport de Goma, au Zaïre, est alors la tête de pont de l’intervention «humanitaire» lancée par Paris. Nos hommes sont partout : sur la piste, dans la tour de contrôle, sur les parkings, dans les hangars ou les champs avoisinant… Nous opérons sous mandat de l’ONU, un mandat impliquant entre autres la surveillance de l’embargo sur les armes. Pourtant, ce 18 juillet, un avion se pose sur la piste. Dans ses soutes, des armes pour une valeur de 753 645 dollars. Des armes que personne ne voit mais qui parviennent bel et bien à leurs destinataires.»
Ces propos nous terrifient lorsqu’on fait le rapprochement avec la Côte d’Ivoire : la France est également chargée de garantir un embargo pour le compte de l’ONU. Pendant qu’elle va jusqu’en Israël pour traquer des éventuelles armes loyalistes, plusieurs tonnes d’armes sont débarquées, mi-juillet 2005, à Ouagadougou puis à Bouaké, sous la supervision de Gilbert Diendiéré, chef d’Etat-major particulier de Blaise Compaoré… Dans la même semaine, le chef de la cellule Afrique de l’Elysée est à Ouagadougou où il s’entretient avec Diendiéré. Plus que troublant ! Au Rwanda comme en Côte d’Ivoire, les obligations internationales ne doivent valoir que pour les ennemis de la France.
3 – Des forces spéciales partisanes camouflées derrière les Casques bleus
Il y a dix jours, deux militaires français des forces spéciales ont été arrêtés dans une voiture banalisée sur la route du retour d’Anyama quelques dizaines de minutes après le début de l’attaque des rebelles dans cette ville. Plans, munitions : ils avaient le parfait attirail des instructeurs militaires illégaux. Au Rwanda il y a plus de dix ans, ce dédoublement des forces militaires françaises, tantôt engagées dans des opérations «humanitaires» de l’ONU, tantôt aux côtés de leurs alliés les tueurs, a profondément troublé Patrick de Saint-Exupéry. Au Rwanda, Paris intervient officiellement pour empêcher les «massacres» et la «catastrophe humanitaire», dans le cadre de l’opération Turquoise sanctuarisée par l’ONU. Il reste qu’avant même l’aval de l’ONU, les troupes françaises sont déjà positionnées à Kibuye. «Sous la fumée ont été plantées des tentes et de grosses antennes. Des véhicules sont alignés. Des Jeep. Autour s’activent des hommes en uniforme. Un drapeau flotte sur la cour de l’école : bleu, blanc, rouge. Paulin constate : «Ils sont arrivés il y a plusieurs jours. Ils ont eu le temps de s’installer.» Il a raison. Et c’est étonnant, Monsieur. Les troupes françaises ne devraient pas être là. Pas encore. C’est trop tôt. Ça ne correspond pas au timing. L’opération Turquoise vient officiellement de débuter. Nous sommes aux premières heures du 27 juin 1994. Le feu vert de l’ONU est tombé le 22 juin. Après des semaines de mutisme, François Mitterrand a appelé, le 18 juin, à l’intervention de nos troupes (…) Entre l’intervention de François Mitterrand et le déploiement des troupes sur zone, il ne s’est écoulé que neuf jours. Ce qui est peu, très peu quand il s’agit d’envoyer plusieurs centaines d’hommes lourdement armés à sept mille kilomètres tout en surmontant d’énormes difficultés logistiques», écrit Patrick de Saint-Exupéry. L’équipement des troupes françaises jure avec leur mission. «Plusieurs soldats ont pris place dans le minibus. Ils sont frais, dispos, chaleureux mais sur leurs gardes. Leurs armes étincèlent, je n’en ai jamais vu de semblables. «C’est ce qui se fait de mieux», remarque l’un. Il y a là des commandos de l’air aéroportés, venus de Nîmes, des gendarmes du groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), deux unités d’élites. Les commandos sont intégrés au «premier cercle» du Commandement des opérations spéciales (COS). Les gendarmes font partie du «deuxième cercle», ils peuvent à tout moment être réquisitionnés en appui d’une «opération grise», c’est-à-dire en marge des interventions conventionnelles. Ces hommes du COS ne forment pas la pointe de l’épée, ils en sont la lame tranchante et aiguisée. Devant pas très loin, à l’extrémité de la lame, il y a encore d’autres unités, des soldats infiltrés au plus profond et rôdés à l’action souterraine. Des commandos habitués au secret et au choc. (…) L’intervention Turquoise, annoncée le 18 juin 1994 par le président Mitterrand, se revendique humanitaire. Vous regardez ces hommes, leur armement sophistiqué, et vous ne comprenez plus. Ces soldats sont comme engagés dans une guerre. Ils sont venus combattre un ennemi. Lequel ?», poursuit le journaliste.
Paris veut venir en appui à ses alliés défaits. Pour leur permette de se réorganiser après la débandade, l’armée française invente un concept, «la zone humanitaire sûre» (laquelle paradoxalement se transformera en zone d’impunité pour les génocidaires) qui rappelle étrangement la «zone de confiance» imposée à l’Ouest du pays quand le FLGO faisait une bouchée du MPIGO et du MJP. «Le sud-ouest du Rwanda était devenu une «zone humanitaire sûre». Une «ZHS», comme la nommait Paris. La belle affaire ! La jolie trouvaille ! Sur les morts et les mourants, on venait d’apposer une étiquette : «Guéris» ! Et tous faisaient mine d’y croire. C’est qu’à Paris, les calculs avaient été nombreux. Certains, négligeant le génocide en cours comme s’il ne s’agissait que d’un détail, avaient planifié une reconquête (…) A la veille du déclenchement de Turquoise, François Mitterrand envisageait de lancer nos forces à la rescousse des tueurs, nos alliés. Le Premier ministre, en désaccord, a pris date. (…) La bataille au sein de l’exécutif fut rude. Et elle eut de lourdes conséquences. Le clivage gagna en cascade tous les échelons. A Paris, l’état-major se scinda. Il y eut les tenants de la ligne Mitterrand et les partisans de la ligne Balladur. (…) Sur le terrain, de nombreux officiers déjà engagés par le passé au Rwanda dans le plus grand secret se rangèrent derrière la bannière de François Mitterrand : il fallait, assuraient-ils, entamer la reconquête du pays afin de rétablir au pouvoir nos alliés, lancés non pas dans un génocide mais dans des «affrontements tribaux». D’autres officiers, tout aussi nombreux, effarés par l’ampleur démente des massacres, optèrent pour la retenue. De fait, les soldats furent livrés à eux-mêmes et à leur conscience. L’opération Turquoise fut formatée pour répondre aux deux cas de figure : elle se fit offensive sous couvert d’humanitaire. Les deux mille cinq cents soldats qui y participèrent étaient aguerris, capables de passer en quelques heures d’une stricte neutralité à un violent engagement. Un arsenal impressionnant fut déployé en vue d’une possible action de guerre : des avions de chasse, des hélicoptères d’attaque et de transport, des batteries de mortier lourd, des centaines de véhicules, etc., le tout mis en œuvre par nos forces spéciales.»
Le dispositif ressemble étrangement à celui qui se trouve à Man, pour protéger les rebelles sous couvert de la «zone de confiance» (on a vu les moyens déployés pour contrer le MILOCI à Logoualé). Par ailleurs, les grincements de dents et les guerres d’interprétation autour de Turquoise, qualifiée «d’opération littéralement schizophrénique» rappellent étrangement les dissensions au sein de Licorne (cf. «Ivoire nue» de Georges Peillon, ex porte-parole). Ces dissensions sont devenues paroxystiques lors de la «guerre de six jours de la France contre la Côte d’Ivoire», comme nous le rappelle «Le Canard Enchaîné» du 24 novembre 2004. «Une bataille de généraux français fait rage à Paris. Le chef d’Etat-major des armées, Henri Bentégeat, court-circuite les militaires entourant Chirac, notamment le premier d’entre eux, Jean-Louis Georgelin, chef d’Etat-major particulier du président. Sur place, le général Poncet, pris entre deux feux, reçoit parfois des messages brouillés et cache de moins en moins son énervement. Il n’est pas le seul. A l’ambassade de France à Abidjan, nos diplomates se plaignent d’être mal (ou pas) informés par le Quai d’Orsay sur les instructions opérationnelles données aux militaires par l’Elysée ou par l’état-major. A part ça, la France est unie derrière son président.» Les mêmes causes, c’est connu, produisent les mêmes effets. Et demain ?
Le dédoublement de la présence militaire française en Côte d’Ivoire et au Rwanda, se traduit par la présence dans les deux pays, à deux époques différentes, d’une sorte de milice à la solde du président de la République, qu’il soit Jacques Chirac ou François Mitterrand : le Commandement des Opérations Spéciales (COS), dont Henri Poncet est un pur produit. Il a été mis sur pied à l’occasion de la guerre au Rwanda. Patrick de Saint-Exupéry nous l’explique. «Il s’agit de créer, en dehors de tout contrôle, au nez et à la barbe de nos institutions et de notre Parlement, une structure appelée à être le bras armé de notre désir d’empire, de ce souverain désir de puissance. Une légion aux ordres de l’Elysée… A ce vieux rêve, il sera donné un nom. Un arrêté, un simple arrêté en date du 24 juin 1992, l’officialisera : il sera baptisé commandement des opérations spéciales. Le COS est un état-major interarmées placé sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées, lui-même placé sous l’autorité directe du président de la République, chef des armées aux termes de la Constitution. Comme nous le voyons, ces deux hommes – notre président de la République et notre chef d’état-major – placent sous leur autorité directe, à l’exception de toute autre, les unités les plus aguerries de notre armée, dotées d’un équipement de pointe et rôdées aux techniques des «opérations grises». Ces deux homes décident seuls. Ils sont maîtres de leurs choix et ont toute licence pour faire usage de nos forces spéciales. (…) Les troupes du COS n’ont pas la moindre idée du schéma d’ensemble lorsqu’elles sont appelées à servir. Après le Rwanda, elles ont été nombreuses à éprouver des noirs à l’âme…» Le COS est dans nos murs et se prépare. Nous sommes en danger.
Théophile Kouamouo - kouamouo@yahoo.com
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