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Introduction des entreprises industrielles en Bourse: La compétitivité, un impératif pour les PME (Le Renouveau 24/01/2008)
. Le marché financier contribue à hauteur de 8% au financement des investissements privés.
Initié par le Chef de l’Etat, depuis quelques années, le programme national pilote d’assistance au recours au marché
financier ( PNAR-MF), qui a fait l’objet d’un séminaire organisé hier à Tunis, se propose d’encourager les PME à
s’introduire sur la cote permanente de la Bourse de Tunis ( BVMT) pour collecter à travers le marché financier des fonds dans de bonnes conditions, en leur évitant un endettement excessif et tout en assurant un bon démarrage de leurs activités. M. Mohamed Rachid Kéchiche, ministre des Finances, devait rappeler, à l’ouverture de la 2ème rencontre sur l’introduction des entreprises industrielles en bourse , que le
programme pilote ( PNAR-MF) est venu concrétiser les orientations du programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain», visant à dynamiser le rôle du marché financier pour pourvoir les financements nécessaires aux entreprises afin de renforcer leur restructuration financière, améliorer
leur rendement et assurer leur pérennité. Les réformes adoptées jusque-là ont permis de doubler la contribution du
marché financier au financement des investissements privés, passant de 3,6 % en 2004 à 8% en 2007. L’effort devrait se
poursuivre pour atteindre l’objectif de 20%
à l’horizon 2009.
Le ministre a mis en valeur les
principaux axes du Programme PNAR_ MF,
qui a démarré en 2006 et qui a été focalisé
sur «l’encadrement professionnel », dans
le but de choisir les entreprises les plus
compétitives et capables de s’introduire
en bourse. L’entreprise qui a déjà adhéré
au programme (PNAR), faut-il le rappeler,
bénéficie de subventions octroyées
par le Fonds de développement de la
compétitivité (FODEC) et le Programme
de modernisation industrielle (PMI).
Pour s’assurer de la réussite de ce
programme, il a été décidé de créer un
marché alternatif pour aider les entreprises
adhérentes ou cotées en Bourse à réaliser
une restructuration financière saine se basant
sur le renforcement des ressources propres,
en complémentarité avec le financement
bancaire pour alléger les charges financières
et assurer leur équilibre financier. Le marché
alternatif est déjà opérationnel. L’objectif
est aujourd’hui de favoriser l’introduction
de nouvelles entreprises sur ce marché
au cours de cette année, d’accroître le
niveau des investissements. Pour ce
faire, il a été procédé à l’amendement du
règlement général de la bourse et à la mise
en place d’un nouveau système pour les
intermédiaires en bourse afin de favoriser
l’environnement à la cotation.
D’autres mesures ont été prises selon
la spécificité de l’entreprise qui a recours
au marché alternatif en l’aidant à fournir
l’information financière la plus fiable à
travers «un listing sponsors» créé pour
l’assistance et l’encadrement.
A cet effet, un programme de formation
a été mis en oeuvre, en collaboration avec
les établissements internationaux de
formation qui devait permettre d’obtenir
une attestation dans l’analyse financière.
Aussi est-il possible de se déplacer
vers le marché principal, une fois que
l’entreprise remplit les conditions
nécessaires pour la cotation en bourse.
Pour être admise à ce marché, l’entreprise
doit être une société anonyme dotée d’un
capital social minimum de 3 millions de
dinars. Elle doit justifier de l’existence
d’un audit interne, d’une structure de
contrôle de gestion et d’un manuel de
procédures d’organisation, de gestion et de
divulgation des informations financières.
Pour le marché alternatif, l’entreprise doit
être aussi une société anonyme, elle doit
désigner durant toute la période de cotation
de ses titres un listing sponsor agréé par le
CMF. L’admission à ce marché implique
la diffusion auprès du public d’un nombre
de titres représentant 10% au moins du
capital social. L’entreprise doit également
publier les états financiers, présenter des
informations prévisionnelles sur 5 ans ainsi
qu’un rapport d’évaluation de ses actifs
effectués par un expert comptable.
La procédure d’inscription directe au
marché alternatif, peut être demandée par
une société quand son capital est détenu
depuis plus d’un an, à hauteur de 20 % au
moins par deux investisseurs institutionnels
au minimum. En tout cas, le séminaire qui a
été organisé hier a constitué une opportunité
pour mieux connaître les conditions de
l’introduction en bourse, mais aussi les
formules de financement à travers le marché
financier ainsi que le programme national
pilote de l’assistance au recours au marché
financier.
N.B
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